CRITIQUES DE FEVRIER 2025

 


UN FILM RÉCOMPENSÉ AUX OSCARS


THE BRUTALIST de Brady Corbet

Le Récap’

László Tóth, interprété par Adrien Brody, arrive aux États-Unis en 1947 en quête du rêve américain après avoir survécu à l'Holocauste. Autrefois, architecte juif d'origine hongroise, Lázló s'essaie à reconstruire une nouvelle vie en Pennsylvanie tout en espérant y faire venir sa femme restée en Hongrie.

La Critique

The Brutalist est un film ambitieux qui s'attelle à dépeindre une fresque des Etats-Unis d'après guerre du point de vue d'un immigré juif. Le film s'articule autour d'un entracte de 15 minutes, un élément clé, qui non seulement sépare le film en deux parties distinctes mais qui sert le projet en renforçant le côté dramatique de l'œuvre. La première partie est une véritable montée en puissance où l'on découvre des personnages complexes et la tonalité subtile de l'œuvre.

Après l'entracte, le ton change radicalement. László, qui semblait en contrôle de son destin, se heurte à une série d'événements qui remettent en question son intégrité artistique et personnelle. Si le film est acclamé, on peut lui reprocher une fin précipitée. Ce film, signé par les studios A24, brille par ses performances remarquables et par sa narration visuelle, qui, grâce à des plans marquants, insiste sur la force du gigantesque, aspect essentiel de l'architecture brutaliste. Au final, The Brutalist est un film abouti offrant une réflexion sur l'expérience des immigrants, les ambitions d'un artiste accompli et le mythe du rêve américain

Critique deTiphaine





CAPTAIN AMERICA : BRAVE NEW WORLD de Julius Onah

Le Récap’

Après l'élection du nouveau président des Etats-Unis Thaddeus Ross, Sam, successeur de Steve Roger, tente de déjouer un complot international menaçant de déclencher une guerre mondiale. Il est mené à enquêter sur un homme mystérieux, le conduisant à de sombres secrets.

La Critique

Ce nouveau Captain America marque un grand tournant dans le MCU*. Malgré quelques appréhensions, Sam Wilson se prête plutôt bien au jeu du nouveau Steve Roger ailé. Cependant on voit directement Sam maîtriser le bouclier, sautant l'étape d'un éventuel entraînement qui aurait été nécessaire pour créer un sentiment d'attachement pour le nouveau rôle du Faucon.

Pour un Marvel, l'effort scénaristique est à souligner.

Nous y retrouvons un Captain America moins spectaculaire, agissant plus dans la finesse avec quelques combats assez fades. De plus, la confrontation avec Hulk rouge ne représente qu'une petite partie du film. Je trouve l'antagoniste caché peu travaillé, se rapprochant d'un méchant classique sans intérêt. Enfin on sent que le film sert juste de transition dans le MCU sans pour autant servir la suite de la série des Captain America.

Critique de Mathéo